PowerPID : quand l’activité physique et la recherche participative contribuent à la prévention des addictions
Comment mieux prévenir les conduites addictives chez les personnes présentant une déficience intellectuelle ? Le projet PowerPID, financé par l’IReSP et soutenu par Fonds de lutte contre les addictions, explore une approche associant activité physique adaptée, participation des personnes concernées et collaboration entre chercheurs et professionnels. Découvrez ce projet en vidéo.
Prévenir les addictions en tenant compte des besoins des personnes
La prévention des conduites addictives constitue un enjeu de santé publique qui concerne l’ensemble de la population. Pourtant, les démarches et les outils de prévention ne sont pas toujours adaptés aux personnes présentant une déficience intellectuelle.
La recherche PowerPID s’est intéressée à au rôle que peut jouer l’activité physique dans la prévention et la gestion des conduites addictives.
L’objectif : développer une approche accessible, qui tienne compte des besoins, des expériences et des capacités d’action des personnes concernées.
Une recherche menée avec les personnes concernées
L’une des particularités de PowerPID repose sur sa démarche participative.
Plutôt que de considérer les personnes présentant une déficience intellectuelle uniquement comme des sujets d’étude, le projet cherche à les associer activement à la recherche.
Cette approche implique notamment d’adapter les modalités d’information, de participation et de recueil des données pour permettre aux participants de comprendre les enjeux du projet et d’y contribuer.
Elle s’inscrit dans une logique d’empowerment, autrement dit de renforcement du pouvoir d’agir : permettre aux personnes de développer leurs capacités à faire des choix et à agir sur les questions qui les concernent.
L’activité physique comme levier de prévention
PowerPID explore également la place de l’activité physique adaptée dans l’accompagnement des personnes présentant une déficience intellectuelle.
Au-delà de ses bénéfices potentiels pour la santé et le bien-être, l’activité physique est envisagée comme un support permettant de proposer des activités alternatives et de travailler sur les comportements, les motivations et l’autonomie des participants.
Parmi les ressources présentées dans la vidéo figurent notamment des supports accessibles, des fiches d’activité physique adaptée et le jeu PowerPlay.
Une collaboration entre recherche et acteurs de terrain
Le projet est coordonné par Christian Ben Lakhdar, du laboratoire Lille Économie Management (LEM) de l’Université de Lille.
Il associe plusieurs équipes de recherche professionnels de terrain, et associations :
- Cédric Routier, HADéPaS – Institut Catholique de Lille ;
- Marie-Ange Testelin, Hauts-de-France Addictions ;
- Sébastien Ngugen, UNAPEI ;
- Sandra Pit, DK Pulse.
Cette collaboration permet de croiser les approches scientifiques et les connaissances issues de l’expérience des professionnels et des personnes concernées.
Découvrez PowerPID en vidéo
Comment les participants ont-ils été associés à la recherche ? Quels outils ont été développés ? Quels enseignements les équipes retiennent-elles de cette expérience ?
À travers les témoignages des acteurs du projet, cette vidéo revient sur la démarche de PowerPID et sur les perspectives qu’elle ouvre pour des pratiques de prévention plus accessibles et participatives.
PowerPID a bénéficié d’un financement de 528 152 € dans le cadre de l’appel à projets 2021 du Fonds de lutte contre les addictions.

