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Barrières et facilitateurs du vaccin contre le papillomavirus : une étude qualitative multicentrique auprès de médecins généralistes français

Contexte : En France, la couverture vaccinale contre les papillomavirus humains (HPV) est faible, avec 30,7 % des jeunes filles de 17 ans ayant reçu un calendrier complet de vaccination contre les HPV en 2020.

 

Objectif : déterminer le point de vue et les comportements des médecins généralistes à l’égard de la vaccination contre le papillomavirus auprès de leurs patients et si une réticence est observée.

 

Méthode : Etude qualitative via théorisation ancrée basée sur des entretiens individuels semi-dirigés menée entre décembre 2019 et décembre 2020. Un échantillonnage théorique de médecins généralistes aux profils variés a été inclus dans 4 régions françaises. Les entretiens ont été poursuivis jusqu’à saturation des données.

 

Résultats : Vingt-six médecins généralistes âgés de 29 à 66 ans ont été interrogés. Les mesures prises par les autorités sanitaires françaises (abaissement de l’âge cible, remboursement du vaccin, élargissement de la population cible aux garçons) ont été perçues comme des facilitateurs. Les barrières rapportées étaient d’ordre organisationnel, en raison de la faible présence des adolescents en consultation, et relationnel, principalement en raison de l’hésitation des parents à l’égard du vaccin. Les médecins ont dû faire face aux craintes concernant les risques perçus et les préoccupations liées à la sexualité véhiculées par la vaccination contre le papillomavirus et liées aux caractéristiques socioculturelles des familles. Les médecins ont développé des stratégies, notamment la mobilisation des connaissances scientifiques, la responsabilisation des familles en promouvant la santé par la prévention, la répétition des propositions de vaccination, l’expérience personnelle et la relation avec leur patient. Des pratiques différentiés ont été identifiées selon trois typologies de médecins généralistes : médecins efficaces, convaincus mais peu persuasifs, et réticents.

Conclusion : Sur la base de ces résultats, des interventions spécifiques comprenant des techniques de communication, en particulier pour les médecins hésitants ou peu persuasifs, sont nécessaires pour permettre aux médecins généralistes de devenir plus efficaces.

 

Lien vers l’article complet : https://archpublichealth.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13690-023-01227-8

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