Accès au soin et indifférence à l’alcool : Etude sur les perceptions, les pratiques et les comportements relatifs à la prise en charge de l’alcool auprès des personnes présentant une consommation d’alcool nocive et des médecins généralistes de ville

Résumé de soumission

Contexte
La consommation excessive d’alcool est un problème de santé publique majeur en France. Il existe actuellement un large éventail d’approches, pharmacologiques ou non, pour la prise en charge des personnes présentant une consommation d’alcool nocive pour la santé. Par ailleurs, les objectifs thérapeutiques, précédemment fondés seulement sur l’abstinence, sont en train d’évoluer. En effet, la consommation contrôlée d’alcool est à présent aussi envisagée comme une étape clinique importante capable de modifier le pronostic des patients. Parallèlement, l’approche basée sur la réduction des risques liés à cette consommation commence à se développer dans certains contextes. Cependant, l’accès à la prévention, à la prise en charge et aux traitements pharmacologiques pour les personnes avec une consommation nocive d’alcool reste trop faible. On sait que seulement 10 à 20% de ces personnes bénéficient d’un traitement pharmacologique. Plusieurs barrières à la prise en charge ont été identifiées, notamment le déni et la stigmatisation pour les personnes avec une consommation nocive d’alcool et la formation ainsi que l’environnement du travail pour les médecins.

 

Objectifs
L’objectif principal du projet est d’identifier les facteurs associés à la prise en charge de la consommation d’alcool, auprès des personnes présentant une consommation nocive d’alcool pour la santé ainsi que des médecins généralistes.
Les objectifs secondaires du projet sont :
– D’identifier les différentes stratégies de la prise en charge de l’addiction à l’alcool en France
– De déterminer les facteurs associés à la prescription des nouveaux traitements pharmacologiques (nalméfène, baclofène) pour aider à réduire ou arrêter la consommation d’alcool.
– D’étudier les perceptions des personnes ayant une consommation nocive d’alcool et des médecins généralistes concernant le nouveau paradigme de réduction de la consommation.

 

Méthode
Cette recherche prévoit de combiner une approche quantitative et une approche qualitative auprès des personnes ayant une consommation nocive d’alcool et des médecins généralistes ainsi qu’une analyse qualitative du web social. Seule l’approche quantitative est soumise au présent appel à projets et sera décrite dans la partie méthode.
Il s’agit d’une étude transversale observationnelle. Cent médecins généralistes exerçant en ville seront recrutés lors de formations organisées par le Collège des Hautes Etudes Médicales (CHEM) et interrogés une fois à l’aide d’un questionnaire standardisé auto-administré. Parallèlement, 260 personnes ayant une consommation nocive d’alcool – définit par un score Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT) ≥16 – seront recrutées dans les structures spécialisées en addictologie et interrogées une fois à l’aide d’un questionnaire standardisé administré par téléphone ou en face-à-face.

 

Perspectives
A l’issue de ce travail, nous attendons de mieux connaître les freins et les leviers à la prise en charge des personnes ayant une consommation nocive d’alcool, ainsi que les pratiques les plus répandues en France dans le champ de la prise en charge de l’addiction à l’alcool. Cela nous permettra de communiquer auprès des médecins prescripteurs, notamment sur les attentes des usagers, d’émettre des recommandations concrètes et de proposer des axes de formation aux médecins pour un meilleur suivi médical de leurs patients.

Equipes du projet

Coordonnateur : CARRIERI Patrizia

N° ORCID : 0000-0002-6794-4837

Structure administrative de rattachement : INSERM

Laboratoire ou équipe : UMR 912 SESSTIM

N° RNSR : 200817366W


Autres équipes participantes :

Responsable 2 : MARADAN Gwenaelle
ORS PACA


Vous êtes porteur/membre du projet et vous souhaitez faire une mise à jour ?

Dites-le nous !



    INSCRIVEZ-VOUS A NOTRE NEWSLETTER